{"id":739,"date":"2018-12-10T09:39:34","date_gmt":"2018-12-10T08:39:34","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/wordpress\/?page_id=739"},"modified":"2024-07-04T23:26:18","modified_gmt":"2024-07-04T21:26:18","slug":"historique","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/?page_id=739","title":{"rendered":"Historique"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"739\" class=\"elementor elementor-739\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-cd15274 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default\" data-id=\"cd15274\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-8a3d012\" data-id=\"8a3d012\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-9edbdc6 elementor-tabs-view-horizontal elementor-widget elementor-widget-tabs\" data-id=\"9edbdc6\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"tabs.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-tabs\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-tabs-wrapper\" role=\"tablist\" >\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div id=\"elementor-tab-title-1661\" class=\"elementor-tab-title elementor-tab-desktop-title\" aria-selected=\"true\" data-tab=\"1\" role=\"tab\" tabindex=\"0\" aria-controls=\"elementor-tab-content-1661\" aria-expanded=\"false\">Historique du Lyc\u00e9e Edouard Vaillant<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div id=\"elementor-tab-title-1662\" class=\"elementor-tab-title elementor-tab-desktop-title\" aria-selected=\"false\" data-tab=\"2\" role=\"tab\" tabindex=\"-1\" aria-controls=\"elementor-tab-content-1662\" aria-expanded=\"false\">Historique du Lyc\u00e9e<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t<div class=\"elementor-tabs-content-wrapper\" role=\"tablist\" aria-orientation=\"vertical\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-tab-title elementor-tab-mobile-title\" aria-selected=\"true\" data-tab=\"1\" role=\"tab\" tabindex=\"0\" aria-controls=\"elementor-tab-content-1661\" aria-expanded=\"false\">Historique du Lyc\u00e9e Edouard Vaillant<\/div>\n\t\t\t\t\t<div id=\"elementor-tab-content-1661\" class=\"elementor-tab-content elementor-clearfix\" data-tab=\"1\" role=\"tabpanel\" aria-labelledby=\"elementor-tab-title-1661\" tabindex=\"0\" hidden=\"false\"><figure><strong><span style=\"color: #000000;\">1939<\/span><\/strong><\/figure><p><span style=\"color: #000000;\">Jusqu\u2019en 1939, les jeunes vierzonnais qui souhaitaient poursuivre des \u00e9tudes secondaires \u00ab\u00a0classiques\u00a0\u00bb jusqu\u2019\u00e0 l\u2019obtention du Baccalaur\u00e9at devaient se rendre \u00e0 Bourges\u00a0et int\u00e9grer le Lyc\u00e9e Alain-Fournier en tant qu\u2019internes, ce qui repr\u00e9sentait un co\u00fbt important pour les familles. Vierzon ne poss\u00e9dait que des \u00e9coles primaires, des Cours Compl\u00e9mentaires (gar\u00e7ons et filles) qui aboutissaient au Brevet Sup\u00e9rieur, et l\u2019Ecole Nationale Professionnelle Henri BRISSON. Au moment du d\u00e9clenchement des hostilit\u00e9s, au d\u00e9but du mois de septembre 1939, des \u00e9l\u00e8ves venant du Nord, de l\u2019Est de la France et de la r\u00e9gion parisienne furent \u00e9vacu\u00e9 vers le Cher. Ils ne purent tous \u00eatre accueilli \u00e0 Bourges.\u00a0C\u2019est donc dans la pr\u00e9cipitation d\u2019une p\u00e9riode troubl\u00e9e que fut cr\u00e9\u00e9e, le vendredi 17 Novembre 1939, l\u2019annexe vierzonnaise au Lyc\u00e9e D\u00e9partemental Alain-Fournier.\u00a0Pour m\u00e9nager la susceptibilit\u00e9 des Berruyers, l\u2019Inspecteur d\u2019Acad\u00e9mie du Cher pr\u00e9cisa que cette antenne n\u2019\u00e9tait ni un Lyc\u00e9e, ni un Coll\u00e8ge. Elle s\u2019installa \u00e0 l\u2019ancienne mairie de Vierzon-Villages, avec 24 \u00e9l\u00e8ves, sous la direction d\u2019un professeur d\u2019Histoire-G\u00e9ographie, M.\u00a0Andr\u00e9 Weber.\u00a0<\/span><\/p><p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">1940<\/span><\/strong><\/p><p><span style=\"color: #000000;\">\u00a0Le 1er F\u00e9vrier 1940, l\u2019antenne vierzonnaise du lyc\u00e9e Alain-Fournier est transform\u00e9e en une section d\u2019enseignement classique qui prend le nom de \u00ab\u00a0Centre Secondaire de Vierzon\u00a0\u00bb, toujours sous la direction de M.\u00a0Weber. Ce dernier, lorrain d\u2019origine, fit passer \u00e0 travers ses cours des sentiments de r\u00e9sistance et de patriotisme. Le Centre Secondaire d\u00e9m\u00e9nage, une premi\u00e8re fois, pour s\u2019installer rue des Changes, en raison de l\u2019occupation par l\u2019arm\u00e9e allemande de l\u2019ancienne mairie. Parmi ses \u00e9l\u00e8ves, se trouvait Mlle Mireille ALBRECHT, fille de Berty ALBRECHT, grande r\u00e9sistante, Compagnon de la Lib\u00e9ration.\u00a01941\u00a0Malgr\u00e9 la pression du Lyc\u00e9e Alain-Fournier, le gouvernement d\u00e9cide de maintenir ouvert ce Centre Secondaire pour l\u2019ann\u00e9e 1941, de la 6\u00e8me \u00e0 la 1\u00e8re. Il d\u00e9m\u00e9nage, une seconde fois, pour le parc de l\u2019Ecole Nationale Professionnelle Henri BRISSON dans des baraquements en bois \u00e0 la rentr\u00e9e de 1941 puis dans les locaux du Cours Compl\u00e9mentaire de Gar\u00e7ons. Le directeur de l\u2019E.N.P. devient alors celui du Cours Secondaire.\u00a0<\/span><\/p><p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">1945\u00a0<\/span><\/strong><\/p><p><span style=\"color: #000000;\">Plus personne ne remet en cause l\u2019existence et la fiabilit\u00e9 de cette annexe, qui d\u00e8s lors prend son autonomie vis \u00e0 vis de Bourges.\u00a01965\u00a0Trop \u00e0 l\u2019\u00e9troit dans les murs du Lyc\u00e9e Technique d\u2019Etat, le Cours Secondaire d\u00e9m\u00e9nage pour la troisi\u00e8me et derni\u00e8re fois, \u00e0 la rentr\u00e9e 1965, pour s\u2019installer au sein de la Cit\u00e9 Scolaire qui vient d\u2019\u00eatre construite. Il devient alors le Lyc\u00e9e Municipal Mixte de Vierzon, puis, la m\u00eame ann\u00e9e, lyc\u00e9e d\u2019Etat.\u00a0<\/span><\/p><p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">1966\u00a0<\/span><\/strong><\/p><p><span style=\"color: #000000;\">Un d\u00e9bat sur la d\u00e9nomination de notre \u00e9tablissement oppose les partisans de George Sand \u00e0 ceux d\u2019Edouard Vaillant. Finalement, c\u2019est l\u2019illustre Vierzonnais qui l\u2019emporte (d\u00e9lib\u00e9ration du Conseil Municipal du 14\/12\/1966).\u00a0De 1966 \u00e0 2009\u00a0Lyc\u00e9e Classique et Moderne au d\u00e9part, il devient Lyc\u00e9e d\u2019Enseignement G\u00e9n\u00e9ral et Technologique (LEGT) en 1975, avec l\u2019accueil des sections tertiaires venant du Lyc\u00e9e Henri Brisson.\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"color: #000000;\">Depuis 1989, il accueille un p\u00f4le d\u2019enseignement sup\u00e9rieur avec la cr\u00e9ation de sections de techniciens sup\u00e9rieurs tertiaires.\u00a0<\/span><\/p><p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">2009\u00a0<\/span><\/strong><\/p><p><span style=\"color: #000000;\">Afin de rationaliser l\u2019offre \u00e9ducative du second degr\u00e9 du bassin de Vierzon,\u00a0le Recteur de l\u2019acad\u00e9mie d\u2019Orl\u00e9ans-Tours impose la fusion du LEGT Edouard Vaillant et du LP Ren\u00e9 Cassin, lui aussi implant\u00e9 dans la cit\u00e9 scolaire Edouard Vaillant.\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"color: #000000;\">A partir du 1er septembre 2009, le lyc\u00e9e Edouard Vaillant devient un lyc\u00e9e polyvalent (LPO), comptant pr\u00e8s de 1300 \u00e9l\u00e8ves. Cependant, sa Section d\u2019enseignement professionnel, labellis\u00e9e Lyc\u00e9e des m\u00e9tiers, conserve les structures, les sp\u00e9cificit\u00e9s et le fonctionnement de l\u2019ancien LP Ren\u00e9 Cassin.\u00a0Historique du lyc\u00e9e par Fr\u00e9d\u00e9ric Morillon, professeur d\u2019histoire-g\u00e9ographie au lyc\u00e9e Edouard Vaillant\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"color: #000000;\">A compter du 1er septembre 2010, la fusion entre les lyc\u00e9es Edouard Vaillant et Ren\u00e9 Cassin sera effective. Elle se traduira par la disparition de l\u2019entit\u00e9 \u00ab\u00a0lyc\u00e9e Ren\u00e9 Cassin\u00a0\u00bb, qui deviendra la Section d\u2019enseignement professionnel du lyc\u00e9e Edouard Vaillant, ou \u00ab\u00a0SEP Edouard Vaillant\u00a0\u00bb.\u00a0Cette fusion\u00a0\u00e9tait\u00a0pr\u00e9vue initialement pour le 1er septembre 2009, mais des retards administratifs ind\u00e9pendants de la volont\u00e9 de l\u2019\u00e9tablissement ont repouss\u00e9 son entr\u00e9e en vigueur l\u00e9gale, qui interviendra au cours de l\u2019ann\u00e9e 2009-2010.\u00a0<\/span><\/p><p><span style=\"color: #000000;\">Durant l\u2019ann\u00e9e scolaire 2009-2010, l\u2019entit\u00e9 \u00ab\u00a0Lyc\u00e9e Ren\u00e9 Cassin\u00a0\u00bb, qui devait dispara\u00eetre au 1er septembre 2009, est maintenue, de m\u00eame que les deux conseils d\u2019administration des \u00e9tablissements en cours de fusion.\u00a0Cependant, ce retard ne remet pas en cause le processus de fusion, qui nous oblige \u00e0 refondre notre site, pour y int\u00e9grer les informations concernant la Section d\u2019enseignement professionnel. Cette actualisation du site se fera progressivement.\u00a0L\u2019ancien site internet du lyc\u00e9e Ren\u00e9 Cassin n\u2019est plus mis \u00e0 jour, et le site de notre lyc\u00e9e Edouard Vaillant se pr\u00e9sente d\u00e9j\u00e0 comme le site d\u2019un lyc\u00e9e\u00a0polyvalent\u00a0: il est donc en\u00a0avance\u00a0sur son temps\u00a0!\u00a0<\/span><\/p><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-tab-title elementor-tab-mobile-title\" aria-selected=\"false\" data-tab=\"2\" role=\"tab\" tabindex=\"-1\" aria-controls=\"elementor-tab-content-1662\" aria-expanded=\"false\">Historique du Lyc\u00e9e<\/div>\n\t\t\t\t\t<div id=\"elementor-tab-content-1662\" class=\"elementor-tab-content elementor-clearfix\" data-tab=\"2\" role=\"tabpanel\" aria-labelledby=\"elementor-tab-title-1662\" tabindex=\"0\" hidden=\"hidden\"><p>Edouard VAILLANT<\/p><p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/edouard_vaillant-256x300.jpg\" alt=\"\" width=\"256\" height=\"300\" \/><\/p><p>Un jeune homme studieux et brillant<\/p><p>Marie-Edouard VAILLANT est n\u00e9 le 29 janvier 1840 \u00e0 Vierzon. Il est le fils de Michel VAILLANT, petit industriel, notaire et homme d\u2019affaires berrichon. Sa m\u00e8re, Marie Anne C\u00e9cile Ambroisine Lachouille est issue d\u2019une riche famille de propri\u00e9taires de l\u2019Yonne. Il a v\u00e9cu au 3 rue Neuve, actuellement Avenue de la R\u00e9publique \u00e0 Vierzon-Ville jusqu\u2019en 1842 puis il passe tranquillement son enfance \u00e0 Salbris et \u00e0 Paris o\u00f9 ses parents s\u2019installent dans le 5e arrondissement, quartier du Panth\u00e9on.\u00a0Tr\u00e8s t\u00f4t port\u00e9 vers les \u00e9tudes, le jeune \u00c9douard VAILLANT passe son baccalaur\u00e9at \u00e8s sciences \u00e0 17 ans au Coll\u00e8ge Sainte Barbe \u00e0 Paris et pr\u00e9pare avec succ\u00e8s le concours d\u2019entr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole Centrale. Il sort ing\u00e9nieur des Arts et Manufactures en 1862. En 1864, il fait une premi\u00e8re visite \u00e0 Feuerbach en Allemagne \u00e0 Nuremberg.\u00a0En 1865, il est re\u00e7u docteur \u00e8s sciences \u00e0 la Sorbonne. Attir\u00e9 par les voyages, il suit une formation m\u00e9dicale en Allemagne et en Autriche, aux universit\u00e9s de T\u00fcbingen, d\u2019Heidelberg, et de Vienne. Il a obtenu son doctorat de m\u00e9decine quand \u00e9clate la guerre franco-prussienne. Il abandonne ses \u00e9tudes pour rentrer aussit\u00f4t \u00e0 Paris.<\/p><h3>L\u2019engagement politique<\/h3><p>Jusqu\u2019en 1870, son engagement politique para\u00eet avoir \u00e9t\u00e9 assez discret. Signataire de plusieurs manifestes estudiantins et r\u00e9publicains, il se lie d\u2019amiti\u00e9 avec PROUDHON.\u00a0En 1867, il adh\u00e8re \u00e0 l\u2019Association Internationale des Travailleurs. VAILLANT se serait mis en contact avec Karl MARX en 1869. Il fr\u00e9quente \u00e9galement lors de ses s\u00e9jours \u00e0 Paris des adversaires de l\u2019Empire aussi irr\u00e9ductibles que F\u00e9lix PYAT, vierzonnais lui aussi, Paul LONGUET et Jules VALLES. Son premier ouvrage politique, petit opuscule de 30 pages r\u00e9dig\u00e9 en 1867 pour crier son opposition \u00e0 l\u2019intervention napol\u00e9onienne en Italie, est une d\u00e9nonciation virulente de la politique sociale de l\u2019Empire et un plaidoyer r\u00e9publicain qui se situe ouvertement sous le signe de PROUDHON.<\/p><h3>Un des dirigeants de la Commune<\/h3><p>Pendant le si\u00e8ge de Paris, VAILLANT participe aux divers mouvements r\u00e9volutionnaires.\u00a0Pendant l\u2019hiver 1870-1871, il entre en contact avec BLANQUI. D\u00e9j\u00e0, par sa participation \u00e0 la r\u00e9daction de presque tous les principaux manifestes r\u00e9volutionnaires ou socialistes, il se fait remarquer comme une des t\u00eates pensantes du mouvement communard naissant.\u00a0\u00c9lu membre de la Commune pour le 20e arrondissement, VAILLANT joue un r\u00f4le de premier plan, notamment \u00e0 la Commission ex\u00e9cutive o\u00f9 il sera r\u00e9\u00e9lu en tant que d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 (Ministre) \u00e0 l\u2019instruction publique. Il d\u00e9cide de la gratuit\u00e9 et de la la\u00efcit\u00e9 des \u00e9coles de Paris.\u00a0Voulant \u00e9viter une guerre civile, il tente d\u2019obtenir un armistice du gouvernement le 25 mai 1871. Lors de la semaine sanglante, VAILLANT r\u00e9ussit \u00e0 fuir la capitale pour se diriger, \u00e0 pied, vers l\u2019Espagne et le Portugal, d\u2019o\u00f9 il embarque pour Londres.\u00a0Sa participation \u00e0 la cause communarde lui vaudra, le 17 juillet 1872, d\u2019\u00eatre condamn\u00e9 \u00e0 mort par contumace par un Conseil de guerre.<\/p><h3>L\u2019exil \u00e0 Londres<\/h3><p>Arriv\u00e9 dans la capitale britannique vers la mi-ao\u00fbt 1871, il est imm\u00e9diatement \u00e9lu au Conseil g\u00e9n\u00e9ral de la Premi\u00e8re Internationale (sur proposition de MARX et ENGELS, eux-m\u00eames membre du Conseil G\u00e9n\u00e9ral de la Premi\u00e8re Internationale). Tr\u00e8s proche de MARX sur le plan intellectuel et id\u00e9ologique, il s\u2019en \u00e9loigne pourtant en 1872 \u00e0 cause d\u2019un diff\u00e9rend tactique concernant la meilleure fa\u00e7on de continuer, dans l\u2019imm\u00e9diat, l\u2019\u0153uvre de la Commune. C\u2019est \u00e0 partir de ce moment qu\u2019il se m\u00eale aux des milieux blanquistes dont les militants en exil partagent sa volont\u00e9 de poursuivre le combat r\u00e9publicain et r\u00e9volutionnaire. C\u2019est VAILLANT qui r\u00e9dige les trois \u00ab\u00a0manifestes blanquistes\u00a0\u00bb des ann\u00e9es 1870. Ces manifestes introduisent dans le discours socialiste fran\u00e7ais, pour la premi\u00e8re fois, une importante dose de th\u00e9orie marxiste. Entre-temps,\u00a0VAILLANT poursuit \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Londres ses \u00e9tudes m\u00e9dicales et apr\u00e8s avoir obtenu l\u2019\u00e9quivalence de ses dipl\u00f4mes il devient membre du tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre Royal College of Surgeons.<\/p><h3>Le retour \u00e0 Vierzon<\/h3><p>Amnisti\u00e9 en Juillet 1880, VAILLANT rentre imm\u00e9diatement en France sans avoir pu assister aux obs\u00e8ques de son p\u00e8re d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 1er janvier. Il s\u2019installe dans sa ville natale de Vierzon. Sur place, des militants ont pr\u00e9vu de faire de l\u2019arriv\u00e9e de VAILLANT le pr\u00e9texte \u00e0 une manifestation. \u00ab\u00a0Au jour dit, d\u00e9but ao\u00fbt, les sympathisants se pressent autour de la gare de Vierzon. C\u2019est un homme encore jeune et mince, \u00e0 la chevelure abondante que d\u00e9couvrent et acclament les manifestants. La foule f\u00eate le symbole aux cris de \u00ab\u00a0vive la R\u00e9publique\u00a0! vive la Commune\u00a0!\u00a0\u00bb (rapport du commissaire de Police de Vierzon). L\u00e0, il s\u2019occupe de l\u2019organisation du parti socialiste dans le centre de la France. Sit\u00f4t install\u00e9, l\u2019ancien communard montre une remarquable vitalit\u00e9. Ce travail d\u2019organisation va de pair avec la tenue de r\u00e9unions publiques. Intervenant avec ses amis dans les meetings, il fait voler en \u00e9clats le parti r\u00e9publicain vierzonnais, divis\u00e9 entre r\u00e9publicains opportunistes de Charles HURVOY, Maire de Vierzon-Ville et socialistes de VAILLANT. Aux \u00e9lections municipales de 1881, les opportunistes et les radicaux dirig\u00e9s par Charles HURVOY, battent les \u2019\u2019vaillantistes\u00a0\u00bb.\u00a0VAILLANT cherche \u00e0 constituer l\u2019unit\u00e9 des socialistes fran\u00e7ais. Il est toujours en contact avec les blanquistes, mais aussi avec Jules GUESDE, le dirigeant des marxistes fran\u00e7ais. VAILLANT est candidat aux \u00e9lections l\u00e9gislatives d\u2019Ao\u00fbt 1881 \u00e0 Vierzon. Ses id\u00e9es progressent rapidement \u00e0 Vierzon, \u00e0 Mehun parmi les porcelainiers et dans le canton de Ch\u00e2rost. Au premier tour, VAILLANT obtient 25,13\u00a0% des voix (3e position). En 1882, il est candidat aux \u00e9lections cantonales de La Guerche, il r\u00e9alise plus de 38\u00a0% des voix. Il revient en 1886 \u00e0 Vierzon, accueilli par 3000 personnes \u00e0 l\u2019occasion de la gr\u00e8ve de la Soci\u00e9t\u00e9 Fran\u00e7aise de Mat\u00e9riel Agricole et Industriel.<\/p><h3>Un \u00e9lu parisien<\/h3><p>\u00c9lu simultan\u00e9ment en mai 1884, aux conseils municipaux de Vierzon et de Paris, il opte pour le mandat bellevillois et revient s\u2019installer dans la capitale.\u00a0Entre 1884 et 1893, il est conseiller du 20e arrondissement.\u00a0Il fait entendre \u00e0 l\u2019H\u00f4tel de Ville le discours socialiste r\u00e9volutionnaire. Sur le terrain, il arrive, en une dizaine d\u2019ann\u00e9es, \u00e0 transformer radicalement les conditions de vie des citoyens du quartier le plus d\u00e9sh\u00e9rit\u00e9 de Paris, le quartier de Belleville.<\/p><h3>La travers\u00e9e du d\u00e9sert<\/h3><p>Le mouvement socialiste sort affaibli et divis\u00e9 par l\u2019affaire BOULANGER. VAILLANT s\u2019occupe, entre 1890 et 1893, de la reconstruction de sa propre formation qui, en trois ans, noue de pr\u00e9cieux liens politiques et personnels parmi les militants et groupes provinciaux, surtout dans le Centre et le Midi.<\/p><h3>Le d\u00e9put\u00e9<\/h3><p>En octobre 1893, VAILLANT est \u00e9lu d\u00e9put\u00e9, aux c\u00f4t\u00e9s de JAURES, GUESDE ou MILLERAND. Il est constamment r\u00e9\u00e9lu d\u00e9put\u00e9 par la suite, jusqu\u2019\u00e0 sa mort en 1915.\u00a0Multipliant interpellations et propositions de loi, ses interventions \u00e0 la Chambre se chiffrent par centaines.\u00a0Jusqu\u2019\u00e0 sa mort, le \u00ab\u00a0P\u00e8re VAILLANT\u00a0\u00bb, comme on commence \u00e0 l\u2019appeler affectueusement, reste un des d\u00e9put\u00e9s socialistes qui prend le plus au s\u00e9rieux le travail parlementaire.\u00a0D\u00e9put\u00e9, VAILLANT ne n\u00e9glige nullement le travail militant sur le terrain. Entre 1880 et 1915, il r\u00e9dige des milliers d\u2019articles de journaux et prononce des centaines de discours. Il sillonne la France dans tous les sens, tenant des r\u00e9unions, organisant des groupes, d\u00e9fendant des gr\u00e9vistes, arbitrant les conflits et prodiguant conseils, secours moral et, au besoin, p\u00e9cuniaire. Son activit\u00e9 infatigable et d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9e en faveur de l\u2019unit\u00e9 syndicaliste lui vaut la d\u00e9signation de \u00ab\u00a0grand-p\u00e8re de la C.G.T.\u00a0\u00bb. Avec les nouvelles divisions entre socialistes suite \u00e0 l\u2019Affaire DREYFUS (1899 \u2013 1905), VAILLANT fit tout pour favoriser l\u2019entente et l\u2019unification de toutes les fractions du socialisme fran\u00e7ais. En 1902, il est r\u00e9\u00e9lu d\u00e9put\u00e9 de la Seine aux \u00e9lections l\u00e9gislatives et ensuite il cr\u00e9a avec Jules GUESDE, le Parti Socialiste de France (P.S.D.F.), puis\u00a0il favorisa l\u2019unit\u00e9 des socialistes au sein d\u2019un parti rassemblant tous les courants, de GUESDE \u00e0 JAURES, la Section fran\u00e7aise de l\u2019Internationale ouvri\u00e8re (S.F.I.O.).\u00a0Une fois cette unit\u00e9 socialiste accomplie, VAILLANT, porte-parole de la S.F.I.O. \u00e0 la Chambre, en devint \u00ab\u00a0l\u2019inflexible conscience\u00a0\u00bb.\u00a0Il y attaqua particuli\u00e8rement la r\u00e9pression anti-ouvri\u00e8re conduite par CLEMENCEAU et demanda en 1907 que la France renonce \u00e0 intervenir au Maroc.<\/p><h3>Une dimension internationale<\/h3><p>Durant les dix derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie, VAILLANT porte l\u2019essentiel de son activit\u00e9 sur le plan international.\u00a0Il propose, au Congr\u00e8s de la Deuxi\u00e8me Internationale tenu \u00e0 Londres en 1896, la mise en marche d\u2019un organisme international de coordination socialiste. Charg\u00e9 par le Congr\u00e8s de l\u2019organiser, VAILLANT cr\u00e9\u00e9 le Bureau Socialiste International (B.S.I.) qui voit le jour apr\u00e8s le congr\u00e8s international de PARIS de 1900. Il pousse les socialistes des 28 pays membres \u00e0 s\u2019organiser pour faire face \u00e0 la guerre.\u00a0Quand \u00e9clate la guerre en ao\u00fbt 1914, VAILLANT se range imm\u00e9diatement du c\u00f4t\u00e9 de la d\u00e9fense nationale et lutte jusqu\u2019\u00e0 sa mort en faveur des efforts de guerre franco-britannique.\u00a0Sans d\u00e9sesp\u00e9rer du socialisme international, il estime pourtant que celui-ci ne reprendrait vie et forme qu\u2019apr\u00e8s la d\u00e9faite de ce qu\u2019il appelait le \u00ab\u00a0militarisme imp\u00e9rialiste allemand\u00a0\u00bb. Cependant,\u00a0VAILLANT, affect\u00e9 par l\u2019assassinat de JAURES, est \u00e9puis\u00e9 par un travail ininterrompu de 50 ans de militantisme. Il meurt dans la nuit du 18 D\u00e9cembre 1915, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 75 ans. Paris lui fit des obs\u00e8ques dignes d\u2019un homme dont la vie tout enti\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e \u00e0 la cause de la classe ouvri\u00e8re. Sa d\u00e9pouille mortelle fut ensuite transport\u00e9e \u00e0 Vierzon.\u00a0Vierzon, d\u00e9cembre 2015, pour le centi\u00e8me anniversaire de la mort d\u2019Edouard Vaillant.\u00a0Biographie r\u00e9alis\u00e9e par la classe de PES de M.MORILLON, professeur d\u2019histoire-g\u00e9ographie au lyc\u00e9e Edouard-Vaillant.<\/p><figure><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/%C3%89douard_Vaillant_at_P%C3%A8re_Lachaise.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Historique du Lyc\u00e9e Edouard Vaillant Historique du Lyc\u00e9e Historique du Lyc\u00e9e Edouard Vaillant 1939 Jusqu\u2019en 1939, les jeunes vierzonnais qui<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"elementor_theme","meta":{"colormag_page_container_layout":"no_sidebar_full_width","colormag_page_sidebar_layout":"right_sidebar","footnotes":""},"class_list":["post-739","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/739","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=739"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/739\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10583,"href":"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/739\/revisions\/10583"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/edouard-vallaint-vierzon.ovh\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=739"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}